Au début il n’y a rien, qu’un croquis imprécis,
Une image floue dont les traits s’éclaircissent,
Une idée vague qui soudain se précise,
Un dessin froissé qu’inconsciemment on déplie.

Puis doucement le désir fait place à l’envie.
Le projet envahit l’artiste et son esprit,
Et dans cet univers l’œuvre se clarifie,
Chimère obsessionnelle d’un dessein qui prend vie.

Comme une marée submergeant une crique
L’imaginaire saisit l’âme du penseur.
Et l’homme sceptique devient un créateur
Aux mains de génie, au talent magnifique.


Jean luc Toussaint Pimenta da Costa