Le souffle du dragon réchauffe les âmes
Des fers abandonnés à un triste destin.
Et dans l’antre sombre et noircie de suif, soudain,
Activé par l’air chaud le lourd charbon s’enflamme.
    
La plainte de l’enclume au timbre cristallin
Emplit l’atelier de l’homme en plein effort,
Le fer incandescent se plie, se scinde, se tord,
Contraint par l’acier froid qui alourdit sa main.

La joute s’intensifie dans l’antre surchauffée
Où le feu souverain prend le corps et l’esprit.
Au cœur de la fournaise la raison transcendée
Le forcené s’emploie à dompter son génie

 
Les objets malmenés aux traits si différents
Soumis à la morsure du feu de la soudure,
S’assemblent par magie pour former l’ossature
D’un être métissé aux pouvoirs surprenants.


Jean luc Toussaint Pimenta da Costa

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